1) Crimes organisés, vengeances et meurtres.

Les activités criminelles de la mafia sont nombreuses, crimes, proxénétisme, contrebande, ces activités étaient la plupart du temps illégales, cependant certaines d’entre elle étaient légales. Ces activités constituaient les revenus de la mafia qui s’élevaient à des sommes colossales.

 

Dans cette seconde partie nous verrons tout d’abord ces différentes activités en détails et la concurrence qu’il y’avait avec les autres mafias pour ensuite nous intéresser aux revenus de la mafia.

Avec les années 1930, commence la  restructuration des gangs par la violence. Les tenants d'une conception  traditionnelle et la nouvelle génération s'opposent. De jeunes criminels  décident l'élimination  des anciens qui se refusent à tirer profit de la  drogue et de la prostitu­tion, activités jugées par eux indignes d'un  homme d'honneur.

 

Com­mence alors la guerre des Castellamarese.  Brève mais violente, elle durera quelques mois. Le grand instigateur et  bénéficiaire de ces liquidations est Lucky Luciano. Il met en place la  Cosa Nostra américaine en s'adaptant aux circonstances économiques et politiques. D'abord, il trouve de nouvelles sources de revenus car la  «Prohibition» prend fin avec le 21eamendement (1933)et la crise  économique de 1929 produit l'essentiel de ses effets, causes qui  imposent aux gangs de renouer avec des activités classiques: jeu dans  les casinos avec les machines, prostitution remise au goût du jour par l'usage du télé­phone qui lance ainsi les premiers réseaux de  call-girls, racket des syndicats (dockers et transporteurs), et enfin trafic de stupéfiants.

La nature des rapports entre gangsters  change, les relations personnelles, fami­liales ou locales  laissent  place à un type de relations américani­sées, axées uniquement sur  l'enrichissement.

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Les descendants d'immigrants de la première  génération ont atteint par leurs étu­des des postes de responsabilité: juges, avocats, policiers, procu­reurs, etc...

C'est parfois utile. 

L'approche des personnalités politi­ques, voire la corruption de celles-ci devient  une méthode de travail normale ; en homme clairvoyant, Luciano investit dans les mon­danités et l'influence. II joue au golf, fréquente  les hippodromes, soutient le gouverneur démocrate Al Smith aux  élections présiden­tielles de 1929.

Les mafieux exportent des nouvelles métho­des. On peut prendre l'exemple de Meyer Lansky qui se rendit à la Havane pour prendre un arrangement avec le dictateur Battista. Contre 3 millions de dollars versés chaque année  sur un compte en Suisse, le dictateur laisse les mains libres à Luciano et Lansky.

La Havane devient un immense casino, un site de villégiature  pour les Américains fortunés. Bugsy Siegel lance Las Vegas; à la  demande de Luciano, il investit aussi Hollywood en menant de front une vie mondaine active et visible avec les plus grands noms du  show-business et la prise en main des syndicats d'acteurs et de  techniciens afin de racketter les grandes firmes cinématographi­ques en  les menaçant de déclencher des grèves intempestives et donc ruineuses.

 

Il est alors convenu qu'aucun chef mafieux ne  doit dominer l'ensemble du crime organisé, mais qu'il y aura une forme  de direction collective. Les nouvelles règles impliquent le respect de  l'autonomie et du territoire de chaque groupe local ou la recherche de  la collaboration plutôt que de l'affrontement, le règlement des litiges  importants par le biais des responsables de ce syndicat du crime, qui  doit permettre de "réguler" collégialement les activités les plus  lucratives (jeux, trafics, prostitution, rackets). Par ailleurs, il sera  mis en place un système de fonds communs (né de l'association entre  Lucky Luciano, Meyer Lansky et Frank Costello) destiné à payer des  pots-de-vin aux autorités et à financer les investissements spéciaux.

À la fin de la Prohibition, en 1933, la  direction de ce syndicat, sorte de conseil d'administration du crime  organisé, comprenait sept membres permanents (les BigSeven). Dans le  même temps, la Commission met en place une branche chargée de l'exécution, après délibération des chefs mafieux, des membres du crime organisé coupables de manquements ou considérés comme non fiables.  Connue sous le nom de Murder Incorporated, cette équipe de tueurs, opérationnelle sur tout le territoire américain, sera dirigée par Lepke Buchalter, avec l'aide d'Albert Anastasia et Bugsy Siegel.

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Mais Franklin Roosevelt, fraîchement élu, souhaite faire tomber ces gangsters trop arrogants. Le procureur T.E. Dewey monte un dossier de proxénétisme contre Luciano et, le 18 juin  1936, obtient une peine de trente à cinquante ans de prison.

 

Pour illustrer nos propos sur la violence dans la mafia nous avons choisi l'exemple d'Al Capone contre les Irlandais:

 

Al Capone, revenant du front de la Première Guerre mondiale rejoint Johnny Torrio à Chicago qu'il rencontre au cours d'une bagarre dans la rue. Johnny Torrio, chef du gang est en plein conflit avec la Mano Nera qui souhaitait extorquer des conflits criminels. Ce conflit se concrétise par une victoire de Capone et Torrio qui leur permet de prendre la main sur la criminalité italienne dans la ville. Cependant, à cette époque leurs activités se limitent seulement aux quartiers italiens mais, peu à peu, leurs activités se propagent. Suite à cette expansion, en 1924, une guerre éclate opposant Al Capone aux gangs irlandais. Les Irlandais décident de s'en prendre directement au gang de Capone. Suite à la violence de ces attaques, Torrio, mentor d'Al Capone décide de se retirer des affaires de Chicago et de poursuivre ses activités dans d'autres villes.  Echappant de justesse à une tentative d'assassinat, Capone décide de se venger, pour ce faire, il demanda à un braqueur de cargaison de Détroit de proposer à Georges Bugs Moran, alias le Cinglé, Parrain du North Side Gang de lui vendre un camion de whisky de contrebande. Il accepta le marché et demanda que l'on lui livre le 14 février à 10h30 du matin, d'où le nom "le massacre de la Saint-Valentin".

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A l'heure dite, ce furent trois hommes portant l'uniforme de la police de Chicago et deux hommes en civils équipés de mitraillettes Thompson qui se présentèrent à 6 membres du gang de Moran et un oculiste, ceux-ci se firent massacrer. Lors de ce "massacre" Al Capone était en Floride.De retour à Chicago, il élimina lui-même, à coups de batte de baseball, les cinq hommes qu'il avait engagé lors du règlement de compte dans le but de protéger ses affaires.

Ce massacre permit à Capone de remporter la guerre.

 

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Date de dernière mise à jour : mardi 05 Juin 2012

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